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Mode de vie

Ne plus réagir au quart de tour !

Il vous est surement déjà arrivé de vous sentir agressé dans une simple conversation. Et vous avez réagi sans même avoir le temps de crier ouf. Avec le recul, vous aimeriez vraiment ne plus vous emballer à la moindre occasion. Vous voudriez ne plus réagir au quart de tour et rester zen.

Mais voilà, c’est plus facile à dire qu’à faire. A chaque fois vous vous faites avoir. C’est plus fort que vous. Vous constatez que vous n’avez pas le temps d’analyser quoi que ce soit, vous réagissez, souvent avec des mots qui dépassent votre pensée. Alors, comment faire pour arriver à « contrôler » ou dépasser ce problème vraiment nuisible pour vous et votre interlocuteur ?…Et ainsi changer votre vie.

Un schéma datant de la préhistoire

Quand l’autre vous attaque verbalement en touchant un sujet sensible, il se passe quelque chose de bien précis dans votre cerveau. En effet, ce dernier s’en réfère à une programmation qui remonte à la nuit des temps, plus précisément à l’ère des premiers hommes. Certes cette programmation est devenue obsolète, néanmoins notre cerveau ne l’a pas pour autant laisser tomber.

Tout vient de là. C’est fou de se dire qu’après des milliers d’années nous réagissons toujours aux mêmes stimuli extérieurs que les hommes préhistoriques. Pourtant c’est exactement ce que nous faisons. Bien sûr nous n’en avons plus besoin, et avons désormais la nécessité de nous libérer de ce comportement nocif pour notre évolution.

Ce qui dit en passant représente le challenge de notre civilisation actuelle si nous voulons un jour arriver à, enfin, élargir notre conscience et bénéficier d’une existence bien plus épanouissante que celle dont nous nous contentons aujourd’hui.

Toujours est-il qu’en attendant, nous subissons notre mental et son besoin de nous protéger des horribles smilodon (tigre à dents de sabre), mamouth et autres dangers qui n’existent plus, mais alors plus du tout.

S’entrainer à être conscient

C’est à nous de faire le job car personne ne le fera à notre place. En effet, pénétrer notre cerveau tel un agent secret, et substituer à notre propre système de fonctionnement interne, un autre plus adéquat avec ce que nous sommes devenu, m’apparait parfaitement irréalisable par un tiers. C’est pourquoi, il en va de notre responsabilité d’agir dés que nous avons conscience de ce « bug » systémique. Eh oui, car notons que ces conséquences sont multiples et quasi permanentes.

Il est temps d’agir pour changer cela. Dans un premier temps il serait bien venu de comprendre que notre égo n’a pas à vivre notre vie à notre place. Il est certes un attribut de notre cerveau, mais son champ d’action ne va pas plus loin. Nous voulons être apte à appréhender une agression verbale de façon parfaitement calme et détaché.

Nous pouvons le faire dés l’instant ou nous en sommes conscient. Pour y parvenir complètement il faut néanmoins comprendre qu’il s’agit d’un entrainement permanant. Normal, c’est comme apprendre à faire du vélo, au début ce n’est pas évident et tout doucement cela devient un réflexe.

Ne plus réagir au quart de tour !

Ici c’est la même chose, notre façon de revenir à soi doit devenir un réflexe. Nous avons intérêt à déplacer notre attention sur notre corps. Pourquoi notre corps ? Car nous le ressentons. On pourrait par exemple ressentir l’air qui rentre par nos narines et sortir par notre bouche. Ce simple exercice recadre notre attention et nous éloigne totalement de la pseudo « menace » perçue par notre égo. Nous devenons présents à qui nous sommes.

Nous cessons de nous identifier à cette agression verbale en nous retirant de façon subtile. Je suis là présent, mais sans la réaction de mon égo. Je ne suis aucunement menacé car je suis libre d’aimer ce qui est la condition sinéquanone pour mon épanouissement.

En ramenant mon attention sur ce qui n’est pas menacé, je m’apaise.  Le défi est donc bien de revenir dans l’ici et maintenant plutôt que de laisser mon attention être attirée par la peur. La répétition de ce schéma va faire son œuvre, petit à petit nous serons capables d’être et la peur d’une menace quelconque n’aura plus aucune prise sur notre comportement.

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