le parcours qui m'a conduite jusqu'ici

Le parcours qui m’a conduite jusqu’ici.

Enfin rentrée. Il est tard ce soir d’octobre 2007, je reviens de Casablanca. Je me “pose” un instant chez moi, seule. Seule, mais pas seule dans la vie. Je vis à distance une relation avec mon compagnon et désire ardemment avoir un enfant. J’ai été abattue quand, suite aux tests médicaux on m’a appris que j’étais complètement stérile. Ce soir, allez savoir pourquoi, je sens et ressens une forte intuition de faire un nouveau test de grossesse.

Parfois, une petite voix, dans notre cœur, au plus profond de soi, se met à raisonner très fort. Alors, nous l’écoutons attentivement, et sans résistance, et parfois il faut bien le dire avec un petit brin de folie, nous la suivons avec bonheur.

Ce matin-là, encore à moitié endormie, je comprends que tout est possible dans la vie, même la chose la plus improbable. Tout à coup parfaitement réveillée, à la lecture de mon test positif, je crie ma joie. Incroyable ! C’est complètement fou ! Je suis enceinte. Sans savoir encore ce qui allait m’arriver j’entonne une chanson pour célébrer ce moment unique dans ma vie.

C’est dans un état d’exaltation totale, flottant sur un petit nuage, que dis-je, sur un immense nuage, que je pars comme portée par la vie sans attendre et sans plus réfléchir, annoncer la nouvelle au père de mon futur enfant. Mais face à cette nouvelle, c’est pour lui une révolution incroyable. Il ne peut se résoudre à vivre cette aventure avec moi, avec nous. C’est bouleversés et terriblement peinés que nous nous quittons.

Je vais être maman, et j’éprouve à ce moment-là une profonde joie, mêlée d’une force inouïe. Cette sensation indescriptible est encore aujourd’hui inoubliable. Pour toujours, je garderai ce souvenir en moi, vécu comme une chance attrapée au vol envoyée par la providence.  Je choisis de faire face à la situation en faisant de mon enfant, ma nouvelle priorité.

Pour mon équilibre psychologique et celui de mon bébé, je me dois de rebondir. Je suis seule, alors je me prends en main déterminée à me libérer de mon chagrin et de ma souffrance. Arriverai-je à faire le deuil de cet homme que j’aime ? Peu importe, je ressens pour lui une immense gratitude et le garde dans mon cœur à jamais. Il est le père de mon enfant, rien ni personne ne pourra jamais effacer cela.

Rebondir, c’est ce que j’ai fait. Depuis je n’ai cessé d’agir en direction de mon objectif. Restant inconditionnellement positive, éveillée, toujours connectée à mon cœur, avec une foi inébranlable en la vie. J’ai cultivé la bienveillance, j’ai recherché un haut niveau d’exigence en regardant sans cesse vers le haut. Malgré les difficultés que cette vie à deux a pu occasionner, j’ai grandi.

Mon fils m’a aidé à puiser l’énergie et la force qu’il me fallait pour réussir. Il a maintenant 12 ans, moi 50. C’est un adolescent bien dans ses baskets. Il m’oblige régulièrement à me confronter à moi-même. J’accepte bien volontiers ces défis, car je sais qu’ils sont la clé de mon évolution mais aussi de la sienne. En l’aimant, il me montre à quel point je suis capable de m’aimer.

 “Je ne sais qu’une chose c’est que je ne sais rien ! ”

J’aime me rappeler régulièrement cette maxime attribuée à Socrate, car elle m’invite à l’humilité.

Chères mamans solos continuons d’être curieuses et sottes à la fois face au monde qui nous entoure. Fixez-vous des objectifs en résonance avec votre cœur, continuez d’apprendre, agissez. Cela fonctionne, j’en suis une preuve vivante.

Une nouvelle aventure commence avec l’animation de ce blog. Je suis intimement convaincue qu’elle sera joyeuse et enrichissante à souhait.

Suivez mon fabuleux défi 52 épisodes en 52 semaines.

Si vous avez aimé , vous êtes libre de partager :)
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire