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Mode de vie

Je ne suis pas mon métier

Nous nous sommes tellement éloignés de notre véritable nature, que nous en sommes arrivés à nous prendre pour notre métier ! Ce n’est pas une blague, mais plutôt une folle aventure, beaucoup dirons désastreuse. Il est temps de nous libérer de ce frein terriblement dommageable à notre épanouissement et de réaliser que non “je ne suis pas mon métier”.

Patronyme une coutume

Il fut un temps où aptonymes, patronymes et toponymes permettaient à chacun de s’identifier facilement aux yeux d’autrui. Nombreuses étaient les familles qui prenaient le nom de leur métier comme par exemple : Mr ou Mme Boulanger, Mr ou Mme Couturier…etc. Il suffit d’ouvrir au hasard le bottin téléphonique, pour ceux qui l’on encore 😊 et noter la multitude d’exemple qui demeure de nos jours.

L’existence de cette coutume a plusieurs explications dont l’une me parait évidente aux vues de ce que nous traversons actuellement en termes d’expérience collective sociétale. Elle prend sa source au niveau de notre ignorance concernant notre propre fonctionnement de notre système interne. Je veux bien sûr parler de notre égo.

Celui-là même qui a pris le pouvoir sur notre vie jusqu’à nous faire croire qu’il était nous. Illusion magistrale, digne d’Houdini. Ce tour de passe-passe aurait presque pu marcher éternellement, mais c’était sans compter sur le pouvoir de résilience de notre nature profonde. D’ailleurs ce tour de magie a parfaitement fonctionné durant un temps. Mais ne dit-on pas que tout a une fin ? Heureusement, notre égo est allé trop loin ce qui a eu pour conséquence de déclencher notre réveil.

Fin de l’illusion

Nous sommes tombés bien bas, il suffit de regarder notre relation à nous-même, notre relation aux autres et les répercussions sur notre petite planète que nous avons bien saccagé. Quand nous nous sommes perdus, nous avons vécus comme des sauvages sans foi ni lois. Certain tentent encore de faire perdurer l’illusion mais cela ne peut plus durer.

Nous nous sommes faits trop de mal et c’est bien normal puisque nous ne nous sommes pas honorés. En abandonnant les clés de notre propre demeure nous nous sommes trahis, oubliant qui nous étions véritablement.

Ainsi, les siècles passant cette « coutume » de prendre le nom de son métier, pour simplifier, s’est adaptée et s’est transformée pour se manifester sous une forme plus moderne si l’on peut dire. Sans même nous en rendre compte, nous avons bâti nos vies sur ce stratagème égotique terriblement avilissant qui n’a d’autre objectif que celui de nous éloigner de notre bonheur. Car, oui la voie du bonheur ne peut se trouver uniquement qu’à une seule condition : s’écouter pour se reconnaitre.

Notre métier ne nous définit pas

Pour cela, nous avons accepté les dogmes de notre société sans sourciller car totalement sous perfusion égotique. C’est pourquoi, nous nous comportons aujourd’hui encore en croyant fermement et pour beaucoup de façon inconsciente que notre métier nous définit. Nos choix sont conditionnés par notre environnement alors qu’ils devraient l’être par nos passions.

Nous l’observons dans notre cursus scolaire qui nous demande de poursuivre des études, d’obtenir un diplôme peu importe lequel, sésame qui nous ouvrira les portes de notre vie professionnelle et bien plus encore, au détriment de notre bien-être.

Dans le cas ou nous ne sommes finalement pas diplômés, nous subissons le mépris de la société et par voie de conséquence une baisse significative de notre estime de soi. Sans ce titre, les portes se ferment et ceux qui malgré tout réussissent font partie d’une génération de dinosaure en voie de disparition.

Le droit d’exister

Tout le système est conçu afin de se retrouver exclu sans perspective d’avenir si par malheur il nous prenait l’envie de sortir du dit système. C’est l’une des raisons qui a attiré à une époque, tant de monde aux USA. Ce nouveau monde ou tout était possible.

Nous attendons l’approbation des autres, la permission de vivre. Mais quand est-ce que nous nous interrogeons sur nos besoins ? En réalité, nous nous mentons à nous-même en croyant que plus nous faisons plus nous existons. Ce fameux métier que l’on pratique est censé nous donner une identité toute faite. Ce comportement est non seulement réducteur mais en plus il nous engage dans des voies erronées.

Des exemples de métier concrets

Prenons des exemples caractéristiques, l’avocat, le juge ou le policier croit détenir du pouvoir et du prestige grâce à sa robe/uniforme. Il construit sa vie en fonction de sa position sociale et certainement pas de ses valeurs, ne s’envisageant pas un instant séparé de sa fonction.

Ainsi, il passe son existence entière dans l’ignorance totale de ces propres capacités et nourrit des croyances limitantes. En se focalisant exclusivement sur ses compétences professionnelles, partie émergée de l’iceberg, il privilégie le faire au détriment de l’être. Résultat, il s’est perdu !

Se complaisant dans sa zone de confort pensant avoir atteint une situation sociale honorable, il croit devoir être considérer pour sa place dans la société qu’il surestime largement. Tout cela ne représente en fait qu’une illusion. Un besoin de reconnaissance récupéré par l’égo. L’hommes se sent mal-aimé compte tenu de ses choix restrictifs et faussement confortables.

Je ne suis pas mon métier

L’égo déforme tout, c’est pourquoi devenir conscient, est un luxe que bien peu encore peuvent se payer. Quant aux ouvriers et tous les autres non diplômés, ils succombent au même système égotique.

Le commerçant, l’ouvrier, le manuel, croit être lui aussi son métier et donc s’associe et subit l’image que lui renvoie son emploi. Cela se traduit par la projection d’une personne forcément limitée, jugée intellectuellement moyenne. Lui aussi structure sa vie, ses projets avec cette perception falsifiée et se borne à rêver petit.

Qui que l’on soit, quelque soit notre métier, nous nous assimilons à tord à notre activité car nous ne savons pas « être » tout simplement sans étiquette (jugement). Pourtant, nous sommes bien plus que ce que nous faisons, que ce que nous montrons.

Les différentes activités sont des outils à notre service pour nous permettre d’expérimenter la vie tout en nous découvrant. Notre niveau de compétence, notre salaire n’ont rien à voir là-dedans et n’influence d’aucune manière qui nous sommes.

Rappelez-vous que l’expérimentation n’est rien d’autre que de l’information, et c’est exactement ce que nous sommes venu chercher ici : accumuler de l’information !

Il est temps de prendre de la distance avec nos métiers et de les apprécier pour tout ce qu’ils peuvent nous apporter sans pour autant les sacraliser. C’est cela qui nous fera grandir. Les utiliser comme des faire-valoir est une impasse à notre évolution.

Du coup, j’ai envie de vous poser une question, quelle est votre but dans la vie, quel est votre Ikigaï ? Avez-vous déjà tenter de prendre de la hauteur sur ce que vous faites ? Où pas, est ce n’est pas grave car l’essentiel est de vivre sa vie en accord avec soi-même.

Parce qu’en dernier lieu, on en revient toujours à qui suis-je, c’est-à-dire l’essence de la vie, celle-là même qui donne un sens absolu à notre histoire. Soyons éclairés pour vivre épanouis et rayonnons cette joie une bonne fois pour toute !

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