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Mode de vie

Accepter de voir vieillir mon corps

C’est quelque chose que l’on ne voit pas venir. Je dirais que c’est surprenant. Cela n’a rien à voir avec un sentiment passager. Il ne s’agit pas non plus de quelque chose de frontal, non, c’est insidieux. Un jour j’ai appris à accepter de voir vieillir mon corps car je ne pouvais plus continuer à avancer.

Nous sommes confrontés à 2 problèmes

Tout a commencé sans que j’en prenne conscience. C’est mon corps qui m’a alerté en premier. Ce si joli corps qui s’est mis à me donner du fils à retordre. C’est en l’observant que j’ai noté les 1er signes de vieillissement cutané. Trop tôt à mon goût. Je n’avais pas eu le temps de me préparer. Entendez par là, pas eu le temps de contrer cela. Mais peut-on réellement contrer l’avancée des rides sur le corps ? Bien sûr que non.

C’est la vie qui passe sans que l’on s’en rende compte, jusqu’au jour ou elle vous rattrape. Ce jour-là, vous remarquez ses stigmates, ce n’est pas qu’il est trop tard, non, c’est juste normal. Notre corps poursuit tranquillement sa route. Le 1er problème vient que cette expérience est totalement inédite pour notre égo et le 2ème problème auquel nous sommes confrontés est que la société nous renvoie une définition visuelle de la vieillesse qui n’est pas réjouissante pour notre égo.

Bien sûr la réaction de notre égo est prévisible puisque comme nous le savons, il a terriblement peur de disparaitre. Vieillir est synonyme de mourir, ce qui pour lui est inacceptable. Voilà exactement la source de notre blocage. La peur de perdre quelque chose et la peur de l’inconnu. Pas mal !

Vous avez beau le savoir comme moi, cela reste de l’ordre du mental et ne remplace en rien l’expérience réelle. Rien ne vaut un bon vécu, n’est-ce pas ? Il faut vivre les choses pour mieux les intégrer. Après cela, vous pouvez passer à la leçon suivante.

Tirer les bénéfices de la vieillesse

Traitons l’appréhension de l’égo qui est légitime pour lui, mais qui, néanmoins nous empoisonne l’existence. Si nous ne faisons rien, nous allons passer à côté de notre vieillesse sans pouvoir en profiter, en tirer les bénéfices qu’elle peut nous conférer. Pas question. Nous voulons vivre toutes les étapes de notre vie sans en rater une miette. En tout cas, c’est ainsi que je le vois.

Il faut bien le reconnaître, nous n’avons pas une vision réjouissante en regardant nos « anciens » parqués pour la plupart dans des maisons de retraite qui font plus penser à des « mouroirs » qu’au club Med.

Au passage, nous avons créé cela, nous sommes tous responsable. À force de délaisser l’être au profit du paraitre, voilà le résultat. Tout ce à quoi nous assistons dans notre paysage extérieur n’est que le sombre reflet de notre intériorité. C’est pourquoi, personnellement j’ai été confronté, comme bien d’autres, à ce face à face avec ma conscience. Personne ne peut échapper à son âme. Vient un jour où nous devons accepter les règles, sans quoi nous ne passons pas.

Aucun passe-droit n’existe sur ce plan-là. Seul notre transparence fait foi. Nous devons donc identifier la source de notre couac et l’accepter. S’en suivra le rétablissement de notre santé physique, ou pas, et la validation de notre âme. Inutile de lutter ou de tenter un passage en force, s’en est d’ailleurs risible. Comment pourrait-on croire notre égo plus fort que notre âme ? C’est tellement absurde. Nous ne sommes pas des machines !

Prendre soin de soi dans sa totalité

Le déni est mental, surtout quand ce dernier refuse d’entendre le corps. Tout notre système interne a été détourné au profit de la survie, qui elle n’est autre qu’un leurre. Un mensonge dans lequel on baigne depuis des milliers d’années qui proscrit de notre vie tout épanouissement. Accepter son corps quand il commence à se flétrir, ce n’est pas accepter de mourir, car ceci appartient aussi au mensonge égotique ; c’est accepter de continuer de prendre soin de soi dans sa totalité dans le but de transcender la vie.

Nous sommes l’Esprit et nous avons intérêt à nous en souvenir, si nous voulons jouir de ce corps physique encore longtemps. Ainsi, accepter de vieillir, c’est accepter de faire le deuil de sa forme passée, de ses expériences passées, sans pour autant se laisser aller en négligeant sa santé. Continuer de prendre soin de soi, de s’aimer, d’aimer son apparence tout en accueillant son intériorité en s’impliquant de façon consciente tout ceci dans la reconnaissance.

Cette existence est jalonnée d’étapes durant lesquelles notre corps fonctionne différemment. Que nous soyons bébé, enfant, adolescent, jeune adulte, adulte, ou sénior, nous vivons des stades d’évolution que nous devrions voir comme une quantité incroyable d’information que nous stockons pour apprendre sur nous-même toujours plus.

Le plus difficile est de comprendre que la clé de la libération de nos souffrances quelle qu’elles soient, réside dans notre choix de redevenir notre propre maître.

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